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                        Rue Saint Jacques

 

Et personne ne viendra jamais en aide à ma détresse

Non personne

Et personne ne saura jamais comme je suis

Comme tu es

 

J’ai traîné les cafés comme y cherchant mon cœur

Les grands cafés aux lumières trop dures pour mes yeux de noyé

Et cet étroit troquet infâme où les néons sont chauds

Pour moi

Où je suis bien

A l’abri de la meute hurlante des autos qui montent la rue Saint Jacques

Pour qui cette évocation de sirène dans les cheveux de ma voisine

-  Ils font penser à l’amour impossible des rêves -

J’ai traîné les cafés comme y cherchant mon cœur

Et ce soir

Je suis seul dans la rumeur des roues…

                                                            *

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