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            Crépuscule au jardin

 

Demain quand le soir tombe

Et que les hirondelles ont déserté leurs nids

Nous serons toujours là sur le seuil des étoiles

Nous n’aurons rien appris

Que ce regard sur nos visages

Où l’ombre est descendue

Sereine

Comme descend la nuit

 

Les oiseaux merveilleux du printemps auront fui

Ta main je la tiendrai telle la feuille morte

Tôt flétrie que l’automne aura fait s’envoler

Nous tremblerons ensemble

Nos yeux fixés en vain

Sur les vaste ramures

Qui pour encore un temps cèleront l’horizon

 

Nous n’aurons rien appris

Les oiseaux n’ont rien dit

Pas plus que les fontaines

Pas plus que les soleils de nos cieux antérieurs

Nos milliers de soleils si longtemps partagés

Ou l’énigme des mers

 

Nous attendrons le soir dans la pure innocence

Des anciens paradis que nous aurons perdus

Sans avoir

D’autre obole à donner à la barque funeste

Que nos cœurs confondus

Fatigués.

                                    *

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