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AVIS DES LECTEURS.


RENDEZ-VOUS PLACE DE LA VICTOIRE- G-A Quiniou
samedi 27 septembre 2014, par Penvins

©e-litterature.net

Derrière l’écriture classique de Georges-André Quiniou se cache un jeu étonnant entre le réel et le fantasmé. La première nouvelle, celle qui donne son titre au recueil est de ce point de vue emblématique : l’histoire racontée entre dans le réel qui lui-même donnera naissance au texte, mais il n’en est pas ainsi de toutes les nouvelles, ce qui semble faire l’unité de ce recueil ce serait plutôt une sorte de dédoublement du couple dont on peut évidemment penser qu’il rejoint cette essence même du fantasme : échapper au réel. La précision avec laquelle ces nouvelles sont écrites, maintenant d’un bout à l’autre du texte le lecteur en haleine, m’a fait penser à Simenon, bien que ces histoires ne se présentent pas comme des histoires policières elles en ont la structure, un style très classique, imagé, descriptif et un suspens renouvelé de bout en bout et de surprise en surprise. Ce qui caractérise ces nouvelles-ci c’est aussi, comme on l’a évoqué, la porosité entre le réel et le fantasmé, témoin cette scène où les amants ouvrent une porte qui les projette dans un autre monde petit à petit très proche du réel qu’ils viennent de quitter et qu’ils ne rejoindront jamais tout à fait ! Le réel sera devenu un ailleurs où l’homme rejoindra comme en songe la femme entrevue dans ce qui paraissait être réalité !

L’écriture est là pour donner vie à ce qui ne peut pas être énoncé dans la vie réelle. Rien que de très banal me direz-vous, sans doute, mais écrit de cette manière-là – que l’on lise et relise Rendez-vous Place de la Victoire c’est à vous donner le vertige, vous faire perdre tous vos repères, vous n’êtes plus extérieur à l’histoire, l’histoire n’est plus une construction autonome, vous êtes mis à contribution pour démêler la littérature de l’histoire qu’elle produit. Magistral ! Laissez-vous tenter par ce recueil disponible aussi bien en papier qu’en numérique et embarquez dans un jeu de miroirs dont vous serez la proie… consentante. Abandonnez-vous à la lecture, comme dit la chanson : c’est parce que c’est si bon.


RENDEZ-VOUS PLACE DE LA VICTOIRE.

J'ai lu avec attention votre nouvelle et je viens également de la mettre en proposition. Je vous avoue que la fin me laisse perplexe et je ne sais que penser de votre personnage féminin... Je ne crois absolument pas que ce soit "une garce", comme le lance, excédé, l'ami écrivain de Philippe... En revanche, je m'explique mal qu'elle ait ourdi une telle machination. Est-ce pour être certaine qu'elle a bien retrouvé Laurent? En emmenant un autre homme dans son "île", voulait-elle se persuader que Laurent était unique, qu'il n'était nullement interchangeable? Qu'elle avait raison de vouloir de nouveau partager sa vie? Ce pourrait être une réaction admissible, surtout pour une femme que l'on a abandonnée. Mais je m'interroge sur le rôle de Laurent... Serait-ce lui qui aurait demandé à Marielle de faire ce genre de test? Je le soupçonne... fortement! Il a, je crois, volontairement choisi Philippe pour ce rôle, c'est lui qui a tout organisé. Car c'est lui qui doute. C'est lui qui l'a quittée il y a cinq ans. Il veut des certitudes. Pourtant, ce n'est pas gagné. Marielle ne dit rien, à la fin. Vous avez un don pour le machiavélique! 

Je suis persuadée que c'est une nouvelle qui intéressera notre lectorat, du moins je l'espère! Je vous communiquerais ultérieurement la date de publication.

Bien à vous,

Elisabeth Poulet, rédactrice en chef « Création littéraire » de La Revue des Ressources (8/03/2011).

 Je ne vais pas souvent au Plana, mais je pense déjà savoir la place que je prendrais en y retournant! C'est une très bonne histoire avec un style qui me plaît beaucoup : sobre, sans extravagance et néanmoins profond. La psychologie de Marielle est réussie je trouve, toute en contradictions... logiques ! Peut-être la croiserai-je en retournant à ce bar... mais est-ce à souhaiter ?

Morgann, sur Atramenta, le 22/01/2012.


GARE DE L'EST À CINQ HEURES.

Cette nuit, j'me suis accordé un bonheur subtil : me faire un Quiniou... Quelle chance de pouvoir lire un auteur de ce calibre sur Atramenta...

Loser ESTEBAN, (le 5 octobre 2011 à 2h37 sur Atramenta)

 

Une histoire prenante et soigneusement étrange. Une belle écriture, aiguisée, qui fonctionne comme une caméra à laquelle aucun détail visuel ou sonore n'échappe.

    Un très bon moment de lecture.

Zoreil (6 octobre 2011 à 9h17 sur Atramenta)


TRAIN CORAIL.

Un grand moment de lecture! Un train que l’on n’a pas envie de quitter. Merci!

Encore bravo pour cette nouvelle, elle m'a scotché, quand le train s'arrête et que la femme part, je ne sais pas, mais je pense que je descends : nouvel  amour, nouvelle galère quand on est incorrigible ...

Guy MASAVI (message privé sur In Libro Veritas, le 20 novembre 2010)

Vous donneriez envie à n’importe qui de monter immédiatement dans un train. Magnifique. 10/10

Ronchon (19 novembre 2010 sur In Libro Veritas).

"Soudain, à la lisière extrême de ce mouvement oculaire, vous saisissez le filet d'un regard filtré par les cils et aussitôt détourné, la présence, toute proche, d'un jeu parallèle au vôtre."

Subtil jeu d'écrivain.

Elidée (20 novembre 2010 sur In Libro Veritas).

Magistral.

Qui connaît le train doit lire ce texte ; soit que cela vous est arrivé, soit que cela vous arrivera.

Merci Georges-André Quiniou.

Teutatès (23 novembre 2010 sur In Libro Veritas).

Une belle écriture qui vous fait sortir du train-train et dérailler l'imagination.

Zoreil (23 novembre 2010 sur In Libro Veritas).

Bonjour,

Train corail : vous êtes un sorcier Georges-André. Vous m'avez mis dans un bel état !

Il y a vingt ans, dans le train pour le service militaire, j'ai un jour dessiné (j’ai toujours plus dessiné qu'écrit) une jolie fille endormie à côté de moi. Elle s'est éveillée et a vu son portrait, me l'a demandé. Elle a sourit. On a parlé de tout et de rien. Une argentine très jolie. Elle m'a donné son adresse à Colmar. J'y suis allé, boire un thé et...

Et j'ai fui, bien sûr ! En me traitant d'idiot, bien sûr.

Ce que vos personnages n'ont pas fait. Cet instant ou j'ai fui, je me le rappelle. Votre texte m'a remis face à lui : alors, comment cela ce serait passé si je n'avais pas fui ? Combien de fois cette situation m'est encore arrivé ? J'ai fui chaque fois, encore plus tôt, et cela m'a attiré chaque fois. Des années à prendre le train pour aller au travail à Annecy... Chaque fois, ce jeu s'est reproduit. Les femmes utilisent parfois les vitres pour vous regarder discrètement. Et elle avoue tout : chanson de Goldman "tout était dit": « Dans chacun de tes gestes un aveu, un secret dans chaque attitude ».

Même la plus discrète ne peut mentir à tant de solitude.

On fuit, effrayé de ce qu'il va se passer.

Et votre personnage demande : vous n'avez pas peur ?

Pourquoi je vous raconte ça, cher Georges-André, qu'en avez-vous à faire ? Ha ha.

Bon, peu importe. J'adore vos œuvres. J'entends bien en faire la promotion avec mes modestes moyens chaque fois que je le peux.

Christophe (Message privé sur In Libro Veritas, le 23 novembre 2010).

Aaaah, il reste 7 minutes, ça laisse le temps de continuer à écrire le synopsis ! Une sorte de drague à l'écriture dans une autre dimension, mais bien écrite. Il y a une force qui nous amène à être cet homme, à se déconcentrer puis se reconcentrer, à chercher aussi en vain quoi dire pendant ces 10 minutes. L'amour et l'imaginaire, un thème profond... À lire !

Morgann (12 novembre 2011 sur Atramenta).

Quelle histoire ! Quel style ! Je découvre et j'adore ! Une histoire dans un train, cela m'est arrivé mais elle n'était pas si heureuse que celle-ci, quoique peut-on parler ici de fin heureuse ? Il reste 7 minutes... tout peut arriver en quelques secondes, alors 7 minutes...

Cécile Ramaekers (13 novembre 2011 sur Atramenta)

Je suis surprise du peu de lecteurs de cette nouvelle, ou tout au moins du peu de commentaires. Il est vrai que je suis venue lire sur le conseil de Morgann. Pour ma défense, je lis très peu sur le site à part la poésie. Et j'ai tort.

J'ai mis en coup de cœur votre texte. Il est tellement précis dans la description des personnages et des sentiments qui les animent le temps de cette rencontre.

J'ai vu un court métrage, les images se sont imposées et mon imaginaire a voyagé.

Superbement écrit.

Den Hall (12 novembre 2011 sur Atramenta)

Époustouflant !

Hervé Léonard MARIE (12 novembre 2011 sur Atramenta)

Cette nouvelle est dans mes œuvres favorites depuis In Libro Veritas ! J'aurais voulu l'écrire.

Zoreil (13 novembre 2011 sur Atramenta)

J'ai beaucoup aimé cette nouvelle si bien écrite que j'ai eu l'impression d'être moi même dans ce Train Corail. Lieu où tant de liens peuvent se faire et se défaire. Décor rêvé pour tout auteur. Bravo.

Mary Mye, 25 juin 2013 sur Atramenta.


CHRISTIANE.

Suite au billet qui vous a été consacré, j’ai eu envie de lire un de vos textes, et j’ai choisi "Christiane" parce que j’aime bien les livres qui ont pour titre un prénom. La lecture de ce texte ne m’a pas laissée indifférente : difficile de ne pas être accroché en effet, quand un récit commence par une scène entre une femme qui vient de recevoir des coups et son mari en proie à une colère noire. Une phrase étonnante : « tu peux continuer à me frapper encore, si tu veux, puisque je ne peux pas me frapper moi-même ». Le ton est donné. La même femme n’hésitant pas à accepter une relation sexuelle, quelques heures plus tard, alors que son visage est marqué par la violence. Le dîner entre amis est un peu moins réussi ; les dialogues traînent en longueur. En revanche le passage de la promenade en mer qui tourne au fait divers (on pense évidemment à Monsieur Ripley), est là aussi étonnante : l’héroïne est changeante, perdue dans des désirs contradictoires, l’amant est veule et cynique. Quant à la fin, elle m’a surprise, je ne l’avais pas vue venir. Un assez bon texte, donc, même si l’écriture est un peu trop classique pour mon goût.

Marie Lebrun, le 11 décembre 2009 sur le site des Éditions Léo Scheer.

Poignante histoire d'adultère qui plonge dans l'intimité d'un couple meurtri. Lente dérive sentimentale dans l'océan d'un mensonge.

C'est un petit roman que j'ai lu comme une nouvelle c'est-à-dire d'un trait jusqu'au point final. Bref endormi très tard! Je ne vous remercie pas Mr Quiniou.

Blague à part, que du plaisir à lire, merci!

Guy MASAVI (14 novembre 2011 sur Atramenta)

 

J'ai lu "Christiane" il y deux mois. Vous aurez ici ce qu'il me reste de ma lecture, des images extrêmement précises, des passages plus flous, et certainement beaucoup d'approximations, des erreurs, voire des "réécritures" de mon imaginaire. En lisant, j'ai pensé "film", c'est écrit d'une manière très cinématographique, film des années soixante. Le premier chapitre avec des plans très larges, dans ce salon ébloui de lumière, une lumière crue, violente, désagréable, illustrant la distance, l'isolement des deux protagonistes, et des plans très serrés, la main tenant le verre d'alcool, un profil, une nuque, la femme… l'homme en plan large plutôt, à la fenêtre, tournant le dos à son épouse. Je me suis dit : ah ! quelle précision ! C'est écrit au scalpel ! Vous excellez dans la description de ces détails qui font sens, dans la création d'une atmosphère… quelle tension dans ce premier chapitre ! Quelle fin ! Quel suspense !

Et quel sujet ! Le deuxième chapitre m'a surprise. Je m'attendais à ce que la caméra reste sur les protagonistes : le mari, la femme, l'amant et accessoirement la femme de l'amant. Mais non, la caméra suit l'invité (qui m'a fait penser au copain américain de "Plein Soleil" toujours), l'invité focalise l'attention, parle beaucoup, occupe toute la place du cadre, j'avais envie de le "pousser" un peu pour voir ce qui se passait derrière son épaule, ce que fait la caméra de temps à autre, elle vole un échange de regards où la tension est palpable. Quand j'ai terminé ma lecture, je me suis dit que je reviendrais sur ce chapitre pour voir comment l'auteur avait géré ses "implants", la relation mari/épouse de l'autre, relations mari/amant, mari/épouse, épouse/amant dans un chapitre où les personnages principaux sont en second plan…

Le chapitre du bateau ! Inoubliable ! avec cette référence à "Plein Soleil" qui m'a obsédée… l'amant, c'est Delon, me suis-je dit, un type irrésistible, égoïste, qui nie cette femme. Elle lui dit non, elle lui dit arrête, elle lui dit respecte mes décisions… et c'est comme si elle n'avait rien dit. Elle est obligée de le tuer pour sauver son couple, mais surtout pour se sauver elle. C'est fort, et d'une très grande justesse psychologique…

La fin ? Le dénouement ?… dans la veine des thrillers : elle se fait arrêter (je ne sais plus très bien comment), emprisonner, et, retournement de situation, nous découvrons que le mari et l'épouse du mort sont amants… des personnages froids, calculateurs comme je les aime. Voilà, Georges-André, j'ai été un peu longue, pardonnez-moi, mais je voulais vous dire : j'ai lu "Christiane" il y a deux mois et je me souviens que je l'ai aimé.

Chantal MALIGNON, message privé sur Facebook, le 4 mars 2012.


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